FADECI - Facteurs de déforestation/dégradation en Côte d'Ivoire - Analyse qualitative dans le cadre du programme ONU-REDD

Début
mars 2016
Fin
novembre 2016
Coût de l’action
48 000 €
Rôle dans l'action
Coordination - Expertise forêt et agriculture

Pays

Côte d’Ivoire

Thématiques

Agriculture Bio-énergie Climat Forêt REDD+ Télédétection

Filières

Cacao Café Cajou/Anacarde Hévéa Huile de palme Igname Manioc Plantain

Objectifs principaux

En complément de la cartographie de la déforestation historique menée par le Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement de Côte d'Ivoire, la FAO et le Secrétariat Exécutif Permanent de la REDD+ nous ont mandaté pour identifier et quantifier les facteurs directs et indirects de cette déforestation qui ont fait reculer la surface des forêts ivoiriennes de 7,8 à 3,4 millions d’hectares (10,6% du territoire) sur la période d'étude allant de 1990 à 2015. L'étude commandée a aussi porté sur l'analyse des facteurs de dégradation des forêts, autre phénomène particulièrement préoccupant en Côte d'Ivoire.

Objectifs spécifiques

  • Identifier et quantifier les facteurs directs et indirects de la déforestation
  • Identifier et quantifier les facteurs directs et indirects de la dégradation

Bénéficiaires

Directs : SEP-REDD+ / FAO
Indirects : toutes les parties prenantes du processus REDD+ en Côte d'Ivoire

Résultats

R1. Sur la déforestation, en terme de facteurs directs, la présente analyse confirme le poids très important de l’expansion de l’agriculture, cacaoculture en tête, dans le processus de déforestation de ces 25 dernières années, ce phénomène étant cité à hauteur de 62% par les personnes enquêtées et cette proportion oscillant entre 22% pour la ZAE de l’Est et 71% pour la ZAE du Sud-Est. Viennent ensuite l’exploitation de bois-énergie (citée à hauteur de 29%), la propagation des feux de brousse (23%) et l’exploitation minière (3%).
R2. Sur la déforestation, en terme de facteurs indirects ce sont les catégories des facteurs économiques (cités à hauteur de 36%) et des facteurs politiques/institutionnels (35%) qui sont avant tout mis en avant par les personnes enquêtées, devant celle des facteurs démographiques (24%). Toutes catégories confondues, les trois premiers facteurs cités sont les suivants : Attractivité économique des activités conduisant à la déforestation (25%), Accroissement démographique, migrations incluses (12,5%) et Guerre / Crise politique (12%).
R3. Sur la dégradation, en terme de facteurs directs, la présente analyse confirme le poids très important de l’exploitation de bois d’œuvre, équitablement répartie entre sciage à façon et exploitation industrielle, cette catégorie étant citée à hauteur de 46% par les personnes enquêtées et cette proportion oscillant entre 21% pour la ZAE du Nord et 71% pour la ZAE du Sud-Est. Viennent ensuite l’exploitation forestière (citée à hauteur de 29%), la propagation des feux de brousse (23%) et l’exploitation minière (3%).
R4. Sur la dégradation, en terme de facteurs indirects, il convient surtout de noter le poids considérable de la catégorie des facteurs politiques et institutionnels (cités à hauteur de 53%), loin devant les facteurs économiques (24%) ou démographiques (18%) et ce, même si le tout premier facteur exprimé, toutes catégories confondues, est celui de l’accroissement démographique, migrations incluses (cité à hauteur de 17%). Les 2eme et 3eme facteurs les plus cités sont les suivants : Mauvaise (ou in)application des Lois et Règlements (15%) et la Crise des années 2000 (14%).

Activités

A1.Enquête : dans les sept Zones Agro-Ecologiques (ZAE) de Cote d’Ivoire, les équipes conjointes d’ETC TERRA - RONGEAD et du BNETD ont enquêté près de 400 personnes sous diverses formes (enquêtes individuelles, focus groupes, ateliers).
A2.Analyse : au niveau national comme au niveau de chaque ZAE, l'analyse a permis d’identifier et de quantifier le poids des multiples facteurs directs et indirects de la déforestation et de la dégradation des forêts de Côte d’Ivoire. Il a également été possible d'identifier les importantes différences de perception d’un groupe de parties prenantes à un autre : institutions, bailleurs, société civile, communautés, secteur privé, etc.
A3.Validation : concernant les facteurs directs de déforestation, cette étude a été validée par un travail indépendant de télédétection de la FAO et du SEP-REDD+

Personnes associées

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Représentant en Côte d'Ivoire

Romuald Vaudry

Forestier de formation, Romuald est également titulaire d'un Master 2 de Développement et d'Aménagement Intégré des Territoires. Il est actuellement notre représentant en Côte d'Ivoire et assure la coordination du Projet REDD+ de la Mé. Il apporte principalement son expertise sur la conception et la mise en œuvre de projets territoriaux multi-acteurs (REDD+, GIRE) ainsi que sur la gestion durable des forêts et le reboisement.

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Chargée de projets

Marie Nourtier

Docteure de l’UAPV et de l'INRA d’Avignon - Unité EMMAH – en sciences forestières, elle apporte son expertise en termes d'écologie forestière, d'appui au mécanisme REDD+ et comptabilité carbone, de suivi environnemental (eau, biodiversité, occupation du sol, etc.), de développement de stratégies de réduction de la déforestation et supervision de travail technique

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Co-Directeur

Cédric Rabany

Diplômé d'un Master of Science - Ingénieur Agricole, Développement des Territoires de l'Institut Supérieur d’Agriculture - ISARA - Lyon, il apporte son expertise en analyse et développement de filières agricoles et agro-alimentaires, le renforcement des acteurs des filières (producteurs organisés, privés, publics, industrie agro-alimentaire...) à la compréhension et la chaîne de valeur, et son excellente connaissance des entreprises sur ces marchés

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