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01 - Contexte

L’Afrique est le premier fournisseur mondial de noix de cajou brute (RCN), avec environ 4 millions de tonnes produites en 2025, soit 65 % de la production mondiale ; dont plus de 3,5 millions de tonnes en Afrique de l’Ouest (57 % de la production mondiale). Pourtant, la majeure partie de cette production est encore exportée principalement vers le Vietnam et l’Inde.

Représentant près de 70 % du poids de la noix brute, la coque est le principal sous-produit de la transformation. En Asie, elle s’insère dans des chaînes de valeur matures (combustion, extraction de CNSL, matériaux, biocarburants) et contribue de manière décisive en complément de revenus des unités de décorticage. En Afrique, en revanche, les coques sont encore rarement valorisées, pénalisant la compétitivité des transformateurs : pour une bonne partie d’entre eux, la coque représente un déchet encombrant, générateur de coûts de stockage, de transport, d’élimination, voire de risques environnementaux, et contribue à l’image d’une industrie du cajou peu propre et peu efficace.

Des expériences prometteuses émergent de part et d’autre du continent africain, démontrant qu’il est possible de développer des chaînes de valeur appropriées au contexte, économiquement viables et génératrices de bénéfices multiples, bien au-delà du gain de valeur ajoutée pour les transformateurs de la noix.

Freins à la valorisation

  1. Accès limité aux technologies de transformation de la coque adaptées au contexte
  2. Défis logistiques et d’agrégation
  3. Absence ou faiblesse des marchés locaux pour les sous-produits (CNSL, tourteau, électricité, biochar)
  4. Forte perception des risques techniques et financiers

Pourquoi valoriser ?

  1. Améliorer la compétitivité par la monétisation d’une matière jusqu’ici résiduelle.
  2. Contribuer à des trajectoires bas-carbone, à l’échelle de l’unité de décorticage et au niveau national.
  3. Rendre certaines usines énergétiquement autonomes, voire excédentaires avec une ressource renouvelable.
  4. Alimenter des marchés industriels à forte valeur ajoutée (résines, matériaux, biocarburants).

Cette page est le résultat d’une étude réalisée par Nitidæ à destination des décideurs publics et des acteurs privés, avec le soutien financier de la GIZ. L’objectif général est de produire un état de l’art détaillé des technologies et modèles économiques de valorisation des coques de noix de cajou, afin d’identifier les solutions les plus pertinentes, réalistes et rentables pour l’industrie africaine.